WATCH THE MED

(English bellow)

 

WatchTheMed : un réseau de contre-surveillance pour mettre fin aux décès et aux violations des droits des migrants en mer

Alors que l’Union européenne (UE) lance Eurosur – Système européen de surveillance des frontières – et militarise ainsi davantage ses frontières maritimes, des membres de la société civile lancent WatchTheMed (watchthemed.net) – un « contre-Eurosur » pour documenter et dénoncer les décès de migrants et les violations de leurs droits en Méditerranée.

Le
3 octobre 2013, un bateau transportant plus de 500 personnes a coulé à moins d’1 km des côtes de Lampedusa. Au moins 366 personnes sont mortes, 155 seulement ont été rescapées. 1

La réponse donnée par l’UE à la clameur publique causée par cet événement tragique est, une fois de plus, lamentable. Au lieu de remettre en question les politiques migratoires qui, au cours des vingt dernières années, ont produit plus de 14 000 morts aux frontières maritimes de l’Europe2, l’UE s’évertue une fois de plus à augmenter la militarisation du contrôle de ses frontières. Les États d’Afrique du Nord sont invités à sévir contre les migrants qui partent de leurs côtes. Frontex, l’agence européenne chargée du contrôle de ses frontières externes – récemment dénoncée pour tolérer le fréquent recours à des refoulements en mer Égée3 – est appelée à étendre ses activités à l’ensemble de la Méditerranée. Un nouvel outil de surveillance est déployé : Eurosur.

Conçu comme un « système de systèmes » reliant les moyens de surveillance de tous les corps et institutions de contrôle aux frontières, Eurosur est essentiellement une plate-forme d’échange d’informations destinée à fournir une « conscience de la situation » la plus précise possible afin que les gardes-frontières puissent « détecter, identifier, suivre et intercepter » les tentatives de traversées de migrants, afin d’empêcher ceux-ci de pénétrer sur le territoire de l’UE et, assure-t-on, de sauver leurs vies. Mais comment davantage de surveillance aiderait à sauver des vies alors qu’elle est basée sur le refus de l’accès légal au territoire de l’UE et sur la militarisation des frontières, qui obligent justement les migrants à recourir à des moyens clandestins et dangereux de passage ?Comment pouvons-nous adhérer à l’idée que plus de surveillance serait une solution, lorsqu’on sait que le naufrage du 3 octobre a eu lieu après que le bateau ait traversé les nombreuses zones de surveillance autour de Lampedusa qui font de ces eaux les plus contrôlées en Méditerranée ? 4

Le 11 octobre 2013, un bateau transportant plus de 400 personnes a coulé après avoir fait l’objet de tirs d’un navire libyen. Bien que l’Italie et Malte aient été avertis de la détresse imminente des passagers, le sauvetage a été retardé et les patrouilleurs sont arrivés une heure après que le bateau ait coulé. Plus de 200 personnes sont décédées, 212 seulement sauvées.5

Ce cas révèle le vrai visage de la surveillance et les effets de la militarisation de la Méditerranée. D’une part, il témoigne une fois de plus de la violence à laquelle les migrants sont soumis du fait de la pression exercée par l’UE sur les États d’Afrique du Nord pour qu’ils arrêtent ceux qui émigrent de leurs côtes. Au cours des dix dernières années, l’UE et les États membres ont fourni du matériel militaire à la Libye, y compris plusieurs bateaux de patrouille, en dépit de la pleine connaissance des violations systématiques des droits des migrants commises par les autorités libyennes. D’autre part, ce cas démontre que la connaissance de la détresse de migrants qu’Eurosur promet d’améliorer n’est pas suffisante pour éviter une tragédie. Comme l’enquête à laquelle WatchTheMed a contribué le montre, le retard pris dans les opérations de sauvetage est moins un accident que l’effet de la réticence des États de l’UE à accepter les migrants sur leur territoire, et la tentative de se soustraire à leurs responsabilités en matière de sauvetage est tragiquement utilisée de facto comme outil de dissuasion envers les réfugiés. En l’occurrence, plusieurs navires – y compris ceux de la marine et des garde-côtes italiens – sont restés dans les environs, mais ne sont intervenus que lorsqu’il était trop tard.

Aujourd’hui 5 décembre, le conseil européen Justice et Affaires intérieures se réunit à Bruxelles et va discuter de nouvelles mesures pour lutter contre « l’immigration illégale » et les décès de migrants en mer. Eurosur a été officiellement lancé il y a trois jours, après avoir été en opération depuis déjà plusieurs mois. Alors qu’il est affirmé qu’Eurosur aidera à sauver des vies, les conditions de la mort de plus de 600 migrants dans les deux naufrages évoqués ci-dessus apportent à cette prétention un démenti radical. Le public européen ne doit plus être aveuglé par le vernis humanitaire qui recouvre les politiques de fermeture et la militarisation des frontières.

Plusieurs organisations de défense des droits des migrants choisissent ce jour pour lancer leur contre-Eurosur.

Alors que les États et les institutions frontalières de l’UE se voient dotés d’un nouvel outil de détection de la mobilité clandestine, la société civile des deux côtés de la Méditerranée refuse la militarisation des frontières, les décès et les violations des droits des migrants qui ont lieu dans l’ombre. Désireux d’exercer un droit de regard essentiel sur les frontières maritimes de l’UE, des organisations de défense des droits des migrants, des militants et des chercheurs lancent une plate-forme de cartographie en ligne baptisée WatchTheMed (WTM).

Cet outil permet à tous de surveiller les activités des contrôleurs aux frontières et de cartographier avec précision les violations des droits des migrants en mer, et ainsi de déterminer quelles autorités et quels acteurs en mer en ont la responsabilité. Grâce à des interviews de survivants et à certaines des technologies utilisées par Eurosur – technologies de suivi des navires, images satellites, positions géo-référencées à partir de téléphones satellitaires – et avec spatialisation des données qui se dégage de ces sources, WTM est en mesure de poser les questions suivantes : dans quelle zone de « recherche et sauvetage » (zone SAR) se trouvait tel navire en détresse, et qui était responsable des opérations de sauvetage ? Quels navires étaient dans les environs ? Si l’embarcation a été secourue, les passagers ont-ils été transportés vers un pays dans lequel ils pourraient demander le bénéfice de la protection internationale ?

WTM fonctionne donc comme une salle de contrôle maritime en ligne participative, mais avec des objectifs opposés à ceux des contrôleurs des frontières : elle vise à permettre de faire pression sur les autorités afin de les obliger à respecter les droits des migrants, à dénoncer les actes de violation de ces droits. À travers WTM, nous voulons contribuer à mettre fin aux morts de migrants en mer et promouvoir une autre vision de la Méditerranée.
Au lieu des politiques meurtrières de fermeture des frontières, l’ouverture et la solidarité doivent façonner l’avenir de la région méditerranéenne. Il faut des ponts et pas des murs pour une nouvelle relation entre Afrique et Europe, dans laquelle la mer et l’Europe elle-même puissent devenir un espace de liberté, de sécurité et de droits égaux pour tous.

La militarisation et la surveillance sont le problème, pas la solution.

Contrôleurs aux frontières, aussi longtemps que vous surveillerez la Méditerranée, nous vous surveillerons !

5 décembre 2013

Afrique-Europe-Interact – Boats 4 People – Forschungsgesellschaft Flucht & Migration – Welcome to Europe

 

4 Le naufrage du 3 octobre n’est pas le premier à avoir lieu à proximité de Lampedusa. En septembre 2012, un bateau transportant des migrants tunisiens avait disparus près de l’îlot de Lampione, coutant probablement la vie à plus de 70 personnes. Voir : http://watchthemed.net/index.php/reports/view/24 Lampedusa est surveillée par plusieurs radars côtiers, entre 10 et 20 bateaux des gardes côtes et de la police des douanes ainsi que des avions de surveillance maritime sont déployés au tour de l’île, et Frontex finance et coordonne une part de ces moyens.

 

 

WatchTheMed: a counter-surveillance network to stop deaths and violations of migrants’ rights at sea

5th of December 2013

 

While the EU launches Eurosur – the European Border Surveillance System – to further militarize its maritime borders, members of civil society launch WatchTheMed (watchthemed.net) – a “counter-Eurosur” to document and denounce migrants’ deaths and violations of their rights in the Mediterranean.

 

3rd of October 2013. A boat carrying more than 500 people sinks less than 1km from the coast of Lampedusa. At least 366people die, only 155 people are rescued.1

 

The response given by the EU to the public outcry caused by this tragic event is, once again, appalling. Instead of questioning the very migration policies which in the past twenty years have produced more than 14.000 deaths at the maritime borders of Europe2, the EU makes yet another call to increase militarisation and border control. North African states are urged to crack down on migrants leaving their shores. Frontex, the European border agency – recently denounced for tolerating the frequent use of push-backs in the Aegean Sea3 – is called upon to extend its operations to the whole Mediterranean. A new surveillance tool is deployed: Eurosur.

 

As a “system of systems” linking up all border-control authorities’ surveillance means, Eurosur is essentially an information exchange platform intended to provide the most precise “situational awareness“ so that border guards can “detect, identify, track and intercept” irregular migrants, thus preventing them from entering EU territory undetected and, so it is said, allowing to save their lives. But how can more surveillance help save lives when it is the denial of legal access to EU territory and the militarisation of borders that force migrants to resort to clandestine and dangerous means of crossing in the first place? How can we accept the idea that more surveillance will offer a solution when the 3rd of October shipwreck occurred after the boat passed through the many layers of surveillance surrounding Lampedusa – making these the most controlled waters in the Mediterranean?4

 

11th of October 2013. A boat carrying more than 400 people sinks after it is shot by a Libyan vessel. Despite Italy and Malta being warned of the imminent distress of the passengers, rescue is delayed and patrol vessels arrive 1h after the boat sinks. More than 200 people die, only 212 people are saved.5

 

This case reveals the real face of surveillance and the effects of the militarization of the Mediterranean. On the one hand, this incident reveals the violence that migrants are subjected to as a result of the EU’s pressure on North African states to block all migrants departing from their coasts. Over the last 10 years the EU and members states have provided military equipment to Libya including several patrol boats, despite the full knowledge of the systematic violations of migrants’ rights perpetrated by the Libyan authorities. On the other hand, this case demonstrates that the knowledge of the migrants’ distress which Eurosur promises to enhance is not sufficient to avoid this tragedy. As the investigation to which WatchTheMed has contributed has shown, the delay in the rescue is less an accident than the product of the reluctance of EU states to accept migrants on their territory, and the ensuing attempt to evade the responsibility to operate rescue. As a result, several vessels – including those of the Italian navy and coast guard – remained in vicinity but did not intervene until it was too late.

 

 

5th of December. Today, the EU’s Justice and Home Affairs Council will meet in Brussels and discuss further measures to combat “illegal migration” and avoid the deaths of migrants at sea. Eurosur was officially launched three days ago, after being in operation already since several months. While it is claimed that Eurosur will help save lives, the conditions of the deaths of over 600 migrants in the two shipwrecks described above reveal this as a fallacy for all to see. The European public should no longer be blinded by the humanitarian varnish painted over policies of closure and militarisation.

 

Migrants’ rights organisations choose this day to launch their counter-Eurosur.

 

While EU states and border agencies are handed a new tool that will help them detect acts of clandestine mobility, civil society on both sides of the Mediterranean refuses to leave the militarisation of borders, deaths and violations of migrants rights in the darkness. To exercise a critical right to look at the EU’s maritime borders, migrants’ rights organisations, activists and researchers are launching an online mapping platform called WatchTheMed (WTM).

 

This tool allows these actors to monitor the activities of border controllers and map with precision the violations of migrants’ rights at sea in the attempt to determine which authorities and actors at sea have responsibility for them. By interviewing survivors as well as using some of the very same technologies used by EUROSUR – vessel tracking technologies, satellite imagery, georeferenced positions from satellite phones – and spatialising the data that emerges from these sources, WTM is able to ask some of the following questions: in which Search and Rescue (SAR) zone was a vessel in distress and which state was responsible to operate rescue? Which vessels were in vicinity? If it was rescued, were the passengers brought to a territory in which they could apply for international protection of were they pushed back?

 

WTM then operates as an online and participative maritime control room, albeit with the opposite aims of border controllers: it seeks to enable critical actors to pressure authorities to respect migrants’ rights and denounce their (in)actions when they violate them. Though WTM, we aim to bring the deaths of migrants at sea to an end and promote another vision of the Mediterranean. Instead of the deadly policies of closure of borders, openness and solidarity must shape the future of the Mediterranean area. It needs bridges instead of walls for a new African-European relationship through which the sea and beyhond it Europe may become a place of freedom, security and equal rights for all.

 

Militarisation and surveillance are the problem, not the solution!

 

Border controlers, as long as you will be controlling the Mediterranean, we will be watching you!

 

Afrique-Europe-Interact, Boats 4 People, Forschungsgesellschaft Flucht & Migration, Welcome to Europe

 

4 The 3rd of October 2013 shipwreck is not the first one to occur very close to Lampedusa island. In September 2012, a Tunisian boat disappeared near the island of Lampione and may have cost the lives of more than 70 people. See: http://watchthemed.net/index.php/reports/view/24 Lampedusa is covered by several coastal radars, between 10 and 20 patrol boats of the Coast Guard and Customs Police as well as maritime surveillance aircrafts are all deployed on and around the island, and Frontex partly finances and coordinates these means.

BELGIQUE : NOUVELLE GRÈVE DE LA FAIM EN SOUTIEN AUX EXILÉS AFGHANS / BELGIUM : NEW HUNGERSTRIKE TO SUPPORT THE AFGHAN REFUGEES

Après la grève de la faim de militants belges à Bruxelles, en soutien au mouvement des exilés afghans, un autre militant entame lui aussi un jeûne en face du centre de rétention de Vottem, près de Liège.

Following the hungerstrike of Belgian activists in Bruxelles, to suppport the mouvement of the Afghan refugees, another activist also begin a hungerstrike in front of Vottem detention center, near Liège.

 

http://www.levif.be/info/belga-generique/un-liegeois-entame-une-greve-de-la-faim-devant-le-centre-ferme-de-vottem/article-4000464215181.htm

 

 

VIDÉOS D’EXILÉS SYRIENS EN ITALIE ET À CALAIS / VIDEOS FROM SYRIAN REFUGEES IN ITALY AND IN CALAIS

À Milan et à Calais, des Syriens parlent de leur arrivée et du
non-accueil en Europe.

http://www.storiemigranti.org/spip.php?article1069

En italien sous-titré en anglais, l’interview d’un survivant du naufrage
de Malte raconte la traversée, le naufrage, le sauvetage, les survivants
séparés entre Malte et l’Italie, l’incertitude sur qui est vivant et qui
est mort, l’enfermement, les pressions et les violences pour prendre les
empreintes digitales, les personnes libérées sans repères et empêchées
de sortir d’Italie.

http://www.storiemigranti.org/spip.php?article1070

Lecture du manifeste des Syriens bloqués à Milan, première vidéo
sous-titrée en Italien, seconde en anglais.

http://www.storiemigranti.org/spip.php?article1068

Interview d’un Syrien à Calais, les conditions de vie, l’occupation de
l’accès piéton du port, le refus de négocier des autorités britanniques,
les violences policières, les empreintes digitales et le non-accueil en
Europe.

Video by Syrian migrants in Italy and in Calais:

Here below the link to the video in English made with the Syrians
migrants survived to the shipwreck of the 11th of October:
http://www.storiemigranti.org/spip.php?article1069

Then a video with the claims laid by some Syrians blocked in Italy:
http://www.storiemigranti.org/spip.php?article1070

and finally a video with the Syrians blocked in Calais:
http://www.storiemigranti.org/spip.php?article1068

BELGIQUE : COMMUNIQUÉ DES GRÉVISTES DE LA FAIM / BELGIUM : PRESS RELEASE FROM THE HUNGERSTRICKERS

(English automatic translation bellow)

Communiqué public des grévistes

Nous avons entamé une grève de la faim le 22 novembre à 15h, pour affirmer notre désaccord face aux politiques répressives de notre gouvernement à l’égard des réfugiés afghans.
Le choix d’une grève de la faim n’est pas rien, c’est un acte fort ; dans lequel on montre que l’on préfère mettre notre vie en danger plutôt que de vivre dans un pays où la démocratie s’évapore. La grève de la faim est une action non violente. Elle fut utilisée dans de nombreuses luttes gagnées pour la démocratie, comme l’ont fait Gandhi ou Martin Luther King. Depuis le début, le combat des afghans est non violent et plein de dignité. Pourtant, ils ont fait face à une violence d’Etat rarement égalée en Belgique.
Nous marquons notre soutien et notre respect à la non-violence du combat des afghans et nous dénonçons l’extrême violence de l’Etat Belge à leur égard : gaz lacrymogène sur des femmes et des enfants en sit-in, mort d’Aref, expulsions, … Les enfants sont traumatisés. Les nombreuses expulsions de bâtiment ont entrainées une peur profonde des uniformes.
Nous partageons le quotidien de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants depuis des mois. Actuellement, nous sommes dans une église et nous avons froid. Nous ne trouvons pas les mots pour répondre à leur détresse.
Dans les dessins des enfants, ce sont des bombes, des flammes et de la peur. L’espoir des jeunes filles est de pouvoir aller à l’école. L’espoir des parents est d’offrir un avenir à leurs enfants.
C’est seul que nous avons fait le choix d’entamer une grève de la faim. Nous le faisons en notre propre nom. Nous le faisons en tant que citoyen belge indigné par la situation. Le but n’est pas d’obtenir une reconnaissance de qui que ce soit mais d’avoir un changement réel. Car nous croyons encore en la démocratie. Nous espérons voir du courage politique. Nous espérons un respect des droits et un retour à la dignité.
Nous revendiquons :
Une enquête parlementaire sur la mort d’Aref pour déterminer la responsabilité de la Belgique dans celle-ci. Aref était un afghan privé de titre de séjour. Il a introduit 4 demandes d’asile qui ont été refusé sous prétexte qu’il n’était pas en danger. Aref a accepté un retour volontaire en Afghanistan et il en est mort, tué par les talibans qu’il craignait !
Un audit indépendant de la police de 1000 Bruxelles sur les violences policières. En effet, ces derniers temps, nous avons été témoin de plusieurs manifestations réprimées avec violence, dont celles des afghans.
Un moratoire sur les expulsions des afghans. L’Afghanistan est un pays en guerre où l’armée belge est engagée. Même le ministère des affaires étrangères déconseille aux belges de partir en Afghanistan.
Un statut légal qui permet une vie digne et humaine. Avec le moratoire, les afghans devront rester en Belgique. Donc ils doivent avoir des droits humains comme cela se fait dans d’autres pays.
Une réflexion approfondie sur la politique d’immigration en Belgique.
Nous espérons rencontrer Monsieur Di Rupo, Madame Deblock, Madame Onckellings, Monsieur Magnette, Madame Milquet, Monsieur Reynders ainsi que d’autres politiciens afin de pouvoir entamer un dialogue. Par ce biais, nous demandons aux différents ministres un rendez-vous.
WE WILL TAKE JUSTICE

Anissa et Clément
https://450afghans.owlswatch.net/

 

Public announcement of the hungerstrikers


We have started a hunger strike on November 22 to 15h, to affirm our disagreement with the repressive policies of our government towards Afghan refugees.
The choice of a hunger strike is not nothing, it is a powerful act , in which we show that we prefer to put our lives in danger rather than live in a country where democracy has evaporated. The hunger strike is a nonviolent action. It was used in many struggles for democracy won , as did Gandhi and Martin Luther King. From the beginning, the struggle of Afghan non-violent and dignified . Yet they faced a state violence rarely equaled in Belgium.
We mark our support and respect to the non- violence of the struggle of Afghan and denounce the extreme violence of the Belgian State against them : tear gas on women and children in sit-ins, death Aref, evictions … Children are traumatized. Numerous evictions have entrained building a deep fear uniforms.
We share the lives of these men, women and children for months. Currently , we are in a church and we are cold . We can not find the words to respond to their distress.
In the drawings of children, they are bombs, flames and fear. Hope girls is to go to school . The hope of parents is to provide a future for their children.
It is only that we have chosen to begin a hunger strike . We do this on our own behalf . We do this as a Belgian citizen outraged by the situation. The goal is not to obtain recognition of anyone but to have real change. Because we still believe in democracy . We hope to see political courage. We hope a human rights and a return to dignity.
We claim :
A parliamentary inquiry into the death of Aref to determine the responsibility of Belgium therein . Aref was an Afghan private residence . He introduced four asylum seekers who have been refused on the grounds that he was not in danger. Aref has accepted a voluntary return to Afghanistan and he is dead, killed by the Taliban he feared !
An independent audit of the 1000 Brussels police police violence . Indeed, in recent times, we have witnessed several demonstrations repressed with violence , including those of Afghanistan .
A moratorium on deportations of Afghans. Afghanistan is a country at war where the Belgian army is engaged. Even the Department of Foreign Affairs advises the Belgian going in Afghanistan.
A legal status that allows a dignified human life. With the moratorium , Afghan will stay in Belgium . So they must have human rights as is done in other countries .
Depth reflection on immigration policy in Belgium.
We hope to meet Mr. Di Rupo , Deblock Madam , Madam Onckellings Mr Magnette , Mrs Milquet , Mr Reynders and other politicians in order to begin a dialogue. Through this, we ask a different ministers appointment.
WE WILL TAKE JUSTICE

Anissa and Clement
https://450afghans.owlswatch.net/

L’ARMÉE BELGE POURSUIVIE POUR AVOIR LAISSÉ MOURIR DES EXILÉS EN MÉDITERRANÉE / THE BELGIAN ARMY SUED TO HAVE LET MIGRANTS DIE IN THE MEDITERRANEAN SEA

Des associations de défense des droits de l’homme poursuivent la Belgique, qui participait aux opérations militaires de l’OTAN en Méditerranée, pour n’avoir pas secouru un bateau d’exilés.

Human rights organisations sue Belgium, which was involved in military operations in the Mediterranean sea, because it din’t rescue a migrants’ boat.

Invitation presse

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme

LDH – Ligue des droits de l’Homme en Belgique

AEDH – Association européenne pour la défense des droits de l’Homme

Gisti – Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s

Migreurop

Communiqué de presse conjoint

63 migrants abandonnés à la mort en Méditerranée : des survivants portent plainte contre l’armée belge

Bruxelles, 26 novembre 2013 – Aujourd’hui, trois survivants d’un drame ayant causé la mort de 63 migrants en mer Méditerranée ont déposé plainte devant le Tribunal de première instance de Bruxelles contre l’armée belge pour non assistance à personne en danger.

La plainte allègue qu’en avril 2011, au plus fort du conflit libyen, les forces militaires belges ont reçu des signaux de détresse provenant du bateau des migrants. Elles n’ont pas répondu et donc violé l’obligation de porter assistance aux personnes en danger. En conséquence, 72 personnes ont été laissées à la dérive 15 jours durant, malgré leurs appels à l’aide répétés et des contacts directs avec un avion, des hélicoptères et des navires militaires.

“Nous avons été survolé par le même hélicoptère quatre ou cinq fois. Il s’est approché très près de nous. Nous pouvions voir les personnes à l’intérieur. Quand il est parti nous avons attendu qu’ils reviennent nous secourir mais personne n’est venu.” a déclaré l’un des survivants de cette tragédie.

Cette affaire met également en cause les forces militaires italiennes, françaises, espagnoles, britanniques, canadiennes et américaines qui se trouvaient elles aussi à proximité de l’embarcation en dérive. Les survivants ont d’ores et déjà déposé plainte en Italie, en France et en Espagne. Au Royaume-Uni, aux  Etats-Unis et au Canada, il n’est pas permis aux victimes d’engager elles-mêmes des poursuites. Des demandes de communication d’informations y ont donc été déposées, afin d’obtenir des précisions sur les positions et les actions des armées de ces  pays en Méditerranée à la période des faits litigieux.

“L’indifférence des militaires présents dans la zone a entrainé la mort de 63 personnes. C’est inacceptable. Les victimes et les survivants méritent que justice leur soit rendue”  ont déclaré les avocats de la coalition.

Une enquête de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, publiée en avril 2012, a conclu que les personnes à bord de l’embarcation auraient pu être sauvées à plusieurs reprises : « Les pays dont les navires dans les environs du bateau battaient pavillon ont manqué à leur obligation de sauver ces personnes » (Voir le rapport « Vies perdues en Méditerranée : qui est responsable ? »). Dans un jugement récent concernant le sort réservé par l’Italie aux migrants qui tentent de gagner l’Europe par la Mer, la Cour européenne des droits de l’Homme a qualifié d’intolérable le mépris et l’indifférence qui leur sont réservés et a affirmé que la mer Méditerranée n’est pas une zone de non droit.

Rappel des faits :

En mars 2011, 72 migrants quittent la Libye en guerre, à bord d’un zodiac à destination de l’Italie. Très rapidement, ils perdent le contrôle de l’embarcation et lancent un appel au secours. Leur appel est reçu par les garde-côtes italiens qui adressent alors des messages de détresse à l’OTAN et aux bâtiments militaires présents en mer Méditerranée en indiquant leur localisation. Ces appels seront renouvelés toutes les 4 heures pendant 10 jours. Personne ne leur vient en aide. Le zodiac croise un avion, des hélicoptères militaires, deux bateaux de pêche et un gros navire militaire, qui ignorent ses signaux de détresse. Après 15 jours de dérive, le bateau est rejeté sur les côtes libyennes. A son bord, seuls 11 survivants, dont 2 meurent peu après le débarquement en Libye.

63 personnes, dont 20 femmes et 3 enfants, ont trouvé la mort faute de secours. (Voir, Communiqué de presse, « 63 migrants morts en Méditerranée : l’armée française mise en cause pour non-assistance à personnes en danger », et le rapport de Forensic Oceanography).

Durant l’année 2011, marquée par les crises en Afrique du Nord, plus de 2000 personnes seraient mortes ou disparues en Méditerranée, alors que les eaux au large de la Libye étaient massivement occupées par des forces militaires disposant d’équipements sophistiqués. A l’occasion de cette plainte, notre Coalition rappelle le caractère inconditionnel de l’obligation d’assistance en mer qui s’impose à toute entité présente.

*La Coalition d’ONG soutenant les survivants regroupe les organisations suivantes : The Aire Centre, Agenzia Habeshia, Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH), Associazione Ricreativa e Culturale Italiana (ARCI), Associazione per gli Studi Giuridici sull’Immigrazione (ASGI), Boats4People, Canadian Centre for International Justice, Coordination et initiatives pour réfugiés et immigrés (Ciré), Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s (GISTI), Ligue belge des droits de l’Homme (LDH), Ligue française des droits de l’Homme (LDH), Migreurop, Progress Lawyers Network, Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH), Unione Forense per la Tutela dei Diritti Umani (UFTDU).

Lire le rapport du Forensic Oceanography avec les nouvelles images satellites

Hyperlien : http://www.fidh.org/63-migrants-left-to-die-in-the-mediterranean-survivors-continue-their-13484#ADD

Hyperlien vers l’enquête de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

http://assembly.coe.int/CommitteeDocs/2012/20120329_mig_RPT.FR.pdf

Hyperlien vers le Rapport du Forensic Oceanography

http://www.fidh.org/IMG/pdf/final_draftfrench_public_light.pdf

 

DEUX MILITANTS BELGES ENTAMENT UNE GRÈVE DE LA FAIM EN SOUTIEN AUX RÉFUGIÉS AFGHANS / TWO BELGIAN ACTIVISTS LAUNCH A HUNGER STRIKE IN SUPPORT OF AFGHAN REFUGEES

Le mouvement des réfugiés afghans a multiplié les actions, mais s’est heurté à un refus de dialogue de la part des autorités belges. Deux militants entament une grève de la faim pour tenter de sortir de cette impasse.

 

The movement of Afghan refugees has increased the actions but was rebuffed dialog from the Belgian authorities. Two activists began a hunger strike in an attempt to break the deadlock.

 

http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=1481:bruxelles-greve-de-la-faim-de-deux-belges-en-soutien-aux-demandeurs-dasile-afghans&catid=21:greve-de-la-faim

 

 

AMSTERDAM

Le 3 octobre dernier, des réfugiés occupent un immeuble du centre d’Amsterdam pour rendre leur lutte visible. La ville d’Amsterdam soutien cet “initiative d’accueil temporaire” dans l’attente que des solutions pérennes soient trouvées.

October 3, refugees occupy a building in the center of Amsterdam to make visible their struggle. The city of Amsterdam support this initiative of “Temporary Home waiting for sustainable solutions.

Plus d’information / more information :

http://wijzijnhier.org/

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE WIJ ZIJN HIER (Nous Sommes Ici) COMMUNIQUÉ DE PRESSE WIJ ZIJN HIER (Nous Sommes Ici) 03.10.2013

RÉFUGIÉS S’INSTALLENT DANS UN IMMEUBLE DE BUREAUX – LA VILLE D’AMSTERDAM
APPORTE SON SOUTIEN

Hier après-midi, un groupe de sympathisants des réfugiés a occupé un
immeuble de bureaux au Weteringschans 109 à Amsterdam / Pays Bas. Ils
ont invité les réfugiés à s’y  installer et l’utiliser comme accueil
d’urgence afin qu’ils puissent poursuivre leur action pour une politique
d’asile humaine.

Au cours de la réunion du conseil municipal de la ville d’Amsterdam une
grande majorité (GroenLinks, SP, D66, PvdA) a adopté une motion de
GroenLinks (=Vert/gauche) dans laquelle le maire est invité à plaider
pour une politique de retour humaine chez le secrétaire d’Etat Teeven
responsable pour la politique migratoire. En outre le conseil municipal
demande de réaliser un accueil « avec perspective » pour des
demandeurs d’asile déboutés, afin qu’ils puissent préparer un séjour
légal ou le retour ou la migration vers un autre pays. Jusqu’à il y aura
une solution, la municipalité soutiendra les initiatives privées pour un
accueil temporaire.

Le maire Van der Laan, qui lundi dernier soutenait encore l’« offre » du
secrétaire d’Etat Teeven pour l’accueil dans un centre avec liberté
restreinte, a exprimé lors de la réunion du Conseil qu’il était prêt à
effectuer la motion. Il a expliqué que la municipalité n’est pas
autorisé à fournir un accueil aux sans-paspiers et que des ressources
sont aussi limitées. D’autre part, il est également clair, aussi grâce
au rapport que VWN (Conseil national des réfugié) a publié à leur sujet,
que les réfugiés qui protestent sont des victimes visibles d’une
politique d’immigration non cohérente, mais que cependant, il y a
beaucoup d’autres réfugiés dans la ville qui ont besoin d’aide. Par
conséquent, le maire plaide dans une lettre au secrétaire d’Etat pour un
accueil ouvert dans la région Amsterdam – La Haye – Rotterdam. Il a cité
le rapport du VWN que les réfugiés doivent se sentir fort et confiant
pour être capable de s’occuper de leur retour. Cela n’est pas possible
en tant que vivant dans la rue.
Pour attraper l’écart qui existe entre la politique d’asile actuelle et
une situation plus souhaitable, la municipalité continuera à fournir son
soutient aux initiatives privées pour des accueils temporaires, comme
elle l’a fait jusqu’à présent envers les situations squat comme la
Vluchtkerk (mars 2011-juin 2013) et le Vluchtflat (juin 2013-octobre 2013).

Vers 18h un grand groupe de sympathisants s’est rassemblé devant
l’immeuble de bureaux au Weteringschans et le bâtiment a été squatté.
Les réfugiés du Vluchtflat sont arrivés dans deux bus et sont entrés
dans leur nouvelle maison sous les acclamations et les applaudissements.
La police, qui étaient rapidement sur ​​place, a regardé du l’autre côté
de la rue, et est repartie après un certain temps. Le bâtiment est vide
depuis plus d’un an et appartient à un entreprise d’investissement
allemande. Le bâtiment a cinq étages, est complètement vide et se trouve
en excellent état.Les négociations seront ouvertes avec le propriétaire
pour obtenir l’autorisation pour un séjour temporaire pour les réfugiés.
Nous espérons que l’engagement de la municipalité va aider à obtenir
cette autorisation.

Les réfugiés, fatigués de leur tour de ville de ces derniers jours, sont
très reconnaissants envers les sympathisants pour leur aide. C’est la
troisième fois qu’ils les ont aidé. Ils remercient également tous ceux
qui les ont soutenu et sont heureux que la ville d’Amsterdam embrasse à
nouveau ses réfugiés. Ils continuent leur action pour une politique
d’asile humaine et juste, et demande à chacun de continuer à les
soutenir, venir les aider, faire une donation ou à exprimer sa sympathie.

Les donations sont les bienvenues au compte de “Stichting XminY” IBAN:
NL39 INGB 0000 6090 60 / Swift/BIC: INGBNL2A en indiquant « Wij zijn hier ».

Pour plus d’informations :

wijzijnhierNL@gmail.com
http://www.wijzijnhier.org
Facebook: Wij zijn hier.
Twitter @wijzijnhierNL.2013

We are WE ARE HERE, a group of refugees without papers, that want to make our problem visible. We moved from the tent camp at Notweg to the Vluchtkerk, than to the Vluchtflat in Slotervaart. Since the 3rd of October we are at the #Vluchtkantoor, in the heart of Amsterdam.

Weteringschans 109
1017 SB Amsterdam
near Leidseplein

 

https://i1.wp.com/wijzijnhier.org/wp-content/uploads/2013/06/Foto-Hans.jpg

 

 

LA LUTTE DES AFGHANS À BRUXELLES / AFGHANS’ STRUGGLE IN BRUSSELS

Tandis que le mouvement des Afghans est violemment réprimé par la police belge

http://kabulblogs.wordpress.com/2013/10/22/belgium-police-charge-peaceful-afghan-refugees-in-belgium-today/

une cinquantaine d’Afghans sont détenus dans les centres fermés et des expulsions ont lieu toutes les semaines. Un des expulsés, Aref, a été tué par les Talibans.

http://www.gettingthevoiceout.org/les-afghans-en-centre-ferme/

 

While the movement of Afghans was violently repressed by the Belgian police

http://kabulblogs.wordpress.com/2013/10/22/belgium-police-charge-peaceful-afghan-refugees-in-belgium-today/

fifty Afghans are held in detention centers and deportations take place every week. One person who have been deported, Aref, was killed by the Taliban.

http://www.gettingthevoiceout.org/the-afghans-in-the-closed-centre/

 

Plus d’information / more information :

http://kabulblogs.wordpress.com/

http://regularisation.canalblog.com/

http://www.gettingthevoiceout.org/